Santé mentale au travail, les RH aussi concernés

Santé mentale au travail, les RH aussi concernés

 

Ce vendredi, mon plan était simple : trois heures au calme pour écrire ce billet à la veille de la Journée mondiale de la santé mentale du 10 octobre.

Le plan a tenu cinq minutes.

Un collègue m’a demandé de relire un mail « vite fait ». Un autre voulait caler la démo de lundi. Puis le dev est passé me demander si « Valider » ou « Enregistrer » sonnait mieux sur le nouveau bouton.

À 15h, j’avais juste le titre… et aucune envie de quitter le bureau à 20h un vendredi soir.

Personne ne m’a mis la pression. Mais mises bout à bout, ces demandes ont suffi à transformer une matinée tranquille en course contre la montre.

Résister à la pression du quotidien

Les interruptions au travail empêchent de se concentrer, repoussent les tâches importantes en fin de journée et installent une urgence permanente : c’est ce type d’irritant qui conduit à l’épuisement professionnel.

Le burn-out est l’une des formes les plus visibles de la dégradation de la santé mentale au travail. Dans de nombreux métiers, il résulte d’une pression accumulée pendant des mois.

En 2026, l’IA devait nous faire gagner du temps. En pratique, les dirigeants et clients attendent qu’une tâche qui se réalise en une heure soit faite en 10 minutes.

Les RH, plus que jamais exposés au burn-out

On parle beaucoup de la santé mentale des collaborateurs, rarement de celle des équipes RH.

Pourtant, les métiers RH combinent deux facteurs de risque de burn-out : une charge de travail élevée et une marge de manœuvre souvent limitée.

➡️ Un étau entre la volonté d’assurer le bien-être des salariés et les objectifs de performance fixés par la direction.

➡️ Une fonction transversale qui oblige à passer sans cesse d’un sujet à l’autre : recrutement, paie, prévention, administratif, relations sociales.

➡️ Des pics d’activité qui se cumulent : campagnes d’entretiens annuels, NAO, clôture de la paie en fin d’année, recrutements de rentrée.

➡️ Des situations difficiles à gérer : négociations avec le CSE, ruptures conventionnelles, écoute des salariés en souffrance…

➡️ Un travail en grande partie invisible, comme dans beaucoup de fonctions support : quand tout se passe bien, personne ne le remarque.

➡️ Les plans sociaux où il faut porter des décisions qu’on n’a pas toujours choisies : le conflit de valeurs est aussi un facteur de burn-out.

Les RH passent leurs journées à s’occuper des difficultés des autres, sans toujours penser à leur propre bien-être.

Une nouvelle solution gratuite : “Mon soutien psy”

L’Assurance Maladie propose depuis 2022 un dispositif pour prendre soin de la santé mentale : « Mon soutien psy ». Depuis mai 2025, il est plus simple d’y accéder, car il n’est plus nécessaire de passer par un médecin.

Santé mentale au travail, les RH aussi concernés

 

Il permet de bénéficier de jusqu’à 12 séances par an chez un psychologue partenaire. Ces séances sont remboursées en partie par l’Assurance Maladie, et en partie par la mutuelle.

Pour un RH, c’est une ressource utile à double titre : un dispositif à proposer aux salariés qui traversent une période difficile, et un soutien pour soi quand la pression du quotidien devient trop lourde.

Pour en bénéficier, vous pouvez trouver un psychologue partenaire près de chez vous sur https://monsoutienpsy.ameli.fr/recherche-psychologue.

Quant à moi, j’ai enfin pu me mettre en mode tunnel et terminer ce billet avant de partir en week-end !

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Thomas Röhm

Thomas Röhm est co-fondateur de IDTree, la plateforme pour mettre en place votre démarche QVT.

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